Andrew McGrath – the AFL’s Mississauga Man

In the middle of the night in Mississauga, just outside of Toronto, a group of people who were previously huddled around a computer screen have exploded into rapturous cheers and hugs. This is the extended family of Andrew McGrath, watching as the Canadian-born Aussie got picked up as the number one pick in the 2017 AFL Draft.

“They somehow live-streamed the draft over in Canada at 3am or whatever ridiculous time it was, and they’re really happy about it,” McGrath laughed, decked out proudly in his Essendon Football Club training gear.

“They don’t know too much about footy but they sort of know what’s going on. A lot of my cousins that have been out here just love it.”

McGrath becomes the second Canadian to be listed by an AFL club after Mike Pyke, the trailblazing Premiership-winning ruckman for the Sydney Swans. Kendra Heil is another Canadian in the footballing ranks – she’s listed for Collingwood in the AFLW competition.

As with Pyke and Heil, McGrath’s journey into Australian football hasn’t been as straight-forward as most that run around in the big league. When he made his way to Australia with his family at age five, he – like those cousins back in Canada – had no understanding of the game these kids around him were playing – but he had to make friends somehow.

“At primary school everyone’s playing footy, and I was like ‘what is this game, I’ve never seen it before’ – I was big into soccer when I was over in Canada, and footy became sort of a coping mechanism to fit in,” he said.

“I was pretty athletic and I picked up the game pretty quickly and that’s sort of where footy started. I’ve loved it ever since.”

That athleticism, though, would cause some angst later on, when he had to make a choice between his sporting options.

“I guess it didn’t really hit until year ten, I used to do athletics pretty competitively as well and that was a big choice for me, whether I went down the path of footy or athletics,” he explained.

“When I was 16 I was tossing and turning about which way to go and I think once I made that decision it sort of kicked in this could happen, this is what I want to happen, so I set some goals and it’s worked out in the end.”

After a session at Essendon’s massive facility at Tullamarine in Melbourne’s west in the sweltering summer heat, McGrath told Canada Down Under he was enjoying his first weeks at the top level, both from a physical and educational perspective.

“It’s been amazing – obviously it’s pretty hard work and they hold us back a little bit as first-year players so we don’t break down,” he said.

“It’s just nice to be a part of it – you see why the good players are the good players, they work so hard and if you can just learn a little bit from each of them then that’s the way to do it – I’ve loved every second of it.”

The Essendon Football Club has suffered a few torrid years, with off-field issues dominating the headlines and putting a strain on everyone at the club. You could have almost expected there to be a dark cloud hanging remaining over the football side, but McGrath says that couldn’t be further from the truth.

“Everyone is just so focussed for the year – everyone’s forgotten about what’s happened and just moved forward and we’re a stronger group because of it,” he said.

“The focus within the group and the drive is just amazing, and it’s great to be a part of.”

McGrath’s goals for the year are simple and resolute. While the hype that comes with being the number one pick is enormous, he’s determined to let his hard work do the talking.

“I just want to train as well as I can and play as well as I can if I get the opportunity,” he said.

“The goal is to play as soon as I can and as soon as I’m ready to play, whenever the coaches think that is, I’ll put my hand up and take that opportunity and hopefully make the most of it.”

While he hasn’t made it back to Canada for a few years – with the pressures of his final years of high school and his football clearly weighing heavily, McGrath hopes to increase the occurances of flights over the Pacific – even if it will reduce any chance of getting a decent tan.

“We get nine weeks off I think, so I reckon I’ll head back every year now, but over the last few years I haven’t been back,” he said.

“But it’s always usually in our summer, so we cop the double winter.”

In addition to his football, McGrath is studying Arts at Monash University, but expressed an interest in transferring to Commerce, perhaps to follow his Dad, Mike McGrath – who is currently Managing Partner, CMO at PwC Australia- into the finance world.

There’s also been some confusion in media circles about just how to pronounce “McGrath”; whether to go with the hard ‘th’, as they generally do in North America , or the Australian way with what becomes a silent ‘t’.

In Canada, it certainly had the hard ‘th’. His Dad still uses that pronunciation.

But Andrew?

“I’ve given up,” he said, with resignation.

Andrew McGrath : l’homme de Mississauga en AFL

Au beau milieu de la nuit à Mississauga, juste à l’extérieur de Toronto, un groupe de personnes qui s’étaient rassemblées devant un écran d’ordinateur  ont explosé en cris de joie et embrassades euphoriques.  Il s’agit de la famille étendue d’Andrew McGrath, l’Australien né au Canada qui vient d’être élu joueur numéro un de la sélection AFL 2017.

“Ils se sont débrouillés pour diffuser la sélection en live au Canada à 3 heures du matin, ou quelle que soit l’heure ridicule là-bas, et ils en sont super contents ” déclare McGrath en riant,  vêtu fièrement de son maillot d’entraînement du Essendon Football Club.

“Ils ne connaissent pas grand’chose au rugby, mais ils sont en quelque sorte conscients de ce qui se passe. Plusieurs de mes cousins qui sont venus ici l’adorent. ”

McGrath devient ainsi le deuxième Canadien sélectionné par un club AFL après Mike Pyke, le pionnier qui a remporté la finale avec les Sydney Swans en tant que talonneur.  Kendra Heil est une autre Canadienne dans les rangs du rugby, sélectionnée pour Collingwood dans la compétition femmes AFLW.

Tout comme pour Pyke et Heil, l’aventure de McGrath dans le rugby australien n’a pas été aussi simple que pour d’autres qui  opèrent dans la grande ligue. Lorsqu’il est arrivé avec sa famille à l’âge de cinq ans, comme ses cousins au Canada,  il n’avait aucune idée du jeu que les gamins jouaient autour de lui, mais il fallait bien se faire des amis.

“À l’école primaire, dit-il, tout le monde jouait au rugby, et je me disais ‘ qu’est-ce que c’est que ce jeu que je n’ai jamais vu avant ’ j’étais plutôt assez impliqué dans le soccer au Canada et le rugby n’a été qu’une sorte de mécanisme pour m’intégrer.”

“Je suis plutôt de constitution athlétique et je me suis vite mis dans le jeu et c’est un peu comme ça que je suis entré dans le rugby, et  je l’ai toujours aimé depuis.”

Pourtant ce côté athlétique va lui causer quelques soucis plus tard, quand il devra choisir ses options sportives.

“Je suppose, explique-t-il, que ça ne m’a pas vraiment  inquiété  jusqu’à ce que j’ai dix ans, je faisais de l’athlétisme en compétition en même temps et il a fallu que je choisisse, c’était soit le rugby soit l’athlétisme.”

“Quand j’avais 16 ans, j’ai tourné et retourné la question dans ma tête, et je pense qu’une fois que j’ai pris la décision j’ai compris que c’est ce qui pourrait arriver, que je voulais qui arrive, alors je me suis fixé des objectifs et en fin de compte ça a marché.”

Après une séance au siège impressionnant d’ Essendon à Tullamarine, dans les quartiers ouest de Melbourne, McGrath a déclaré à Canada Down Under  qu’il était très content de ses premières semaines au top, tant du côté physique que de ses perspectives éducatives.

“C’est formidable, dit-il, bien sûr que c’est dur, et ils nous calment un peu nous les joueurs de première année pour pas qu’on casse.”

“C’est tout simplement super d’en faire partie, on voit pourquoi les bons joueurs sont ce qu’ils sont, ils travaillent dur et si on peut apprendre juste un petit peu de chacun d’entre eux, alors c’est comme ça qu’il faut faire.  J’adore chaque seconde de tout  ça.”

Ça a été quelques années plutôt chaudes pour Essendon Football Club, avec les problèmes hors terrain qui ont fait la une des journaux et qui ont stressé tout le monde au club. On pouvait s’attendre à ce qu’un gros nuage noir continue de peser sur le jeu, mais pour McGrath la réalité est bien loin de tout ça.

“Tout le monde, dit-il,  est bien concentré sur l’année,  on a tous oublié ce qui s’est passé et on s’est tourné vers l’avant et notre groupe en est devenu plus fort. ”

“La concentration au sein du groupe et la volonté sont extraordinaires, et c’est vraiment bien d’en faire partie.”

Les objectifs de McGrath pour cette année sont simples et inébranlables. Bien que l’excitation d’être le numéro un soit énorme, il est déterminé à faire ses preuves par son travail.

“Je veux juste m’entraîner le mieux possible, dit-il,  et jouer pareil si on m’en donne la chance.”

“Le but c’est de jouer dès que je peux et dès que je suis prêt à jouer, au moment que  l’entraîneur décidera, je lèverai la main et je saisirai l’occasion et j’espère pouvoir  en tirer profit.”

En plus de jouer au rugby, McGrath étudie les arts à l’Université de Monash, mais il a exprimé son intérêt dans le commerce, peut-être pour suivre le chemin de son père, Mike McGrath, partenaire directeur, CMO à PwC Australia, dans le monde de la finance.

Les cercles médiatiques sont un peu confus en ce qui concerne la prononciation de McGrath : avec le ‘th’ final, comme en Amérique du Nord, ou sans, à l’Australienne.

Au Canada, on prononce le ‘th’ final. Son père utilise toujours cette prononciation.

Mais pour Andrew?

“J’ai laissé tomber, dit-il avec résignation. ”