Journeys to Adäka at the Byron Bay Film Festival

Canadian documentary Journeys to Adäka features the stories of seven indigenous artists and their individual journeys to the Adäka Cultural Festival in Whitehorse, Yukon, overcoming enormous hurdles in the process.

Teresa Earle, who served as the film’s producer, writer and editor (amongst other roles), was in Byron Bay for the film’s Australian Premiere at the Byron Bay Film Festival, and told Canada Down Under that the film connected strongly with its fist Australian audiences.

“The audience was so engaged, and I got the sense that there’s this shared experience between Canada and Australia,” she said after the film’s second screening at the festival.

“Our colonial history, our relationship with indigenous people, it was an emotional night for some people, kind of a reckoning, watching this story in another country and relating to it in their own backyard.”

The Adäka Cultural Festival was established in 2011 as an annual celebration of Yukon First Nation culture, held in the Kwanlin Dün Cultural Centre on the Yukon River in downtown Whitehorse, and attracts hundreds of performers, musicians and storytellers, becoming a signature northern event.

Earle says the stories of the seven people included in the film found her and her husband, the film’s director Fritz Muller, while they were working with the Vancouver Olympics and the cultural contingents from the north that attended.

“We both were working for the northern groups for all three territories that were the cultural contingent that went to Vancouver, and for us we thought we were just ho hum following the cultural contingent for the north and we fell in love with the northern stories,” she said.

“There’s a revitalising of culture that’s been involving many communities, not just in First Nations communities, so even though we’ve been living [in the north] for a decade or more, we started to be seeing performance or hearing stories or seeing celebration culture that we had not seen.”

The one-hour documentary, which was selected as part of the Byron Bay Film Festival’s Creative Canada component, is played out in communities across Canada, as the characters make their way to the northern festival to celebrate their culture and traditions.  It provides an intimate access to their rehearsals, training and crafting, while providing an insight into their own personal stories.

“There are seven characters, and they’re a wonderful mix of gender, age, cultural affiliation, art genre – we really found an amazing mix,” Earle said.

“They’re cultural giants, these seven are very humbling, they’re part of their communities, each in their own way lifting so much.”

With telling indigenous stories comes a responsibility to ensure certain sensitivities are respected and understood – neither Earle or Mueller are indigenous – and so consultation with experts was vital to ensuring the film met those responsibilities.

“There’s a lot of questions about who can tell indigenous stories. We were always included and invited, we did this film in association with the Yukon First Nation Culture & Tourism Association, we had a couple of elders involved,” Earle explained.

“We put the time in; we go back to this festival every year, so this has been a very long learning journey, the stories emerged in the edit, but the personal learning was over a much longer time, and I think for us, becoming more aware as Canadians, as Northerners – our kids learn Southern Tutchone, the regional First Nation language in school where we live – there’s an increased awareness that’s been happening over the last decades, so that’s been around us, and then of course we were immersed in these stories at a personal level.”

Earle says while the film is Canada-centric, she believes overarching themes will connect audiences around the world.

“At the end of the day it’s about inspiring people to look at what you can do to dig yourself up from difficult experiences, each of these characters has just overcome such unique but some of them quite devastating situations all the way through to individuals grappling with culture and identity, which is a very universal thing,” she said.

“The indigenous people we share this with enjoy it and are validated by it, and we made it to celebrate the story of our friends that are in the film but our goal has always been not to make a regional film, our goal was to make one that transcends the story of our area and helps other people either engage with an inspiring story in their own backyard whether it’s indigenous or not, step outside into another community.”

The Consulate General of Canada was the proud Cultural Partner of the Byron Bay Film Festival, and that support helped Teresa Earle travel to Australia for the festival.

Journeys to Adäka au Festival du Film de Byron Bay

Journeys to Adäka est un documentaire canadien qui relate les histoires de sept artistes autochtones et leurs voyages individuels au Festival culturel Adäka à Whitehorse,  dans le Yukon, au terme d’énormes difficultés pour y parvenir.

Teresa Earle, qui fut entre autres, productrice, scénariste et éditrice du film, était à Byron Bay pour la première australienne du film au Festival du Film de Byron Bay. Elle a déclaré à Canada Down Under que la connexion de ce film avec son premier public australien fut extrêmement forte.

“Le public était vraiment intéressé, a-t-elle déclaré après la seconde projection du film au festival, et j’ai eu l’impression d’une expérience partagée entre le Canada et l’Australie.”

“Notre histoire coloniale, nos relations avec les peoples autochtones, ce fut une soirée chargée d’émotion pour certains d’entre eux, une sorte d’épiphanie, voir cette histoire dans un autre pays et s’y retrouver dans son propre milieu.”

Le Festival culturel Adäka qui a ouvert ses portes en 2011 est  une   célébration annuelle de  la culture des Premières Nations du Yukon. Il se tient au Centre culturel Kwanlin Dün sur les bords de la Rivière Yukon au centre de Whitehorse, et il attire des centaines d’artistes, musiciens et  conteurs pour ce qui est désormais une manifestation significative de la région Nord.

Pour Earle, les histoires des sept personnes de ce film  se sont présentées à elle et son mari, le réalisateur du film Fritz Muller,  alors qu’ils couvraient les Jeux olympiques de Vancouver  en compagnie des groupes culturels de la région Nord qui y assistaient.

“Nous  travaillions tous les deux  avec  les groupes des trois territoires de la région Nord constituant le contingent culturel présent à Vancouver, dit-elle,  et nous pensions que nous étions seulement là pour suivre le groupe culturel du Nord, mais nous avons été littéralement happés par les histoires du Nord.”

“Il y a un renouveau de la culture qui a enveloppé  de nombreuses communautés, et pas uniquement les communautés autochtones, habitant dans le Nord depuis plus de dix ans, nous nous sommes intéressés  aux spectacles, aux histoires, aux manifestations culturelles que nous avions jusques là négligé.”

Ce documentaire d’une heure, sélectionné pour représenter Creative Canada au Festival de Byron Bay évoque les communautés de tout le Canada, accompagnant les acteurs tout le long du chemin qui les mène au Festival du Nord pour y célébrer leur culture et leurs traditions.  Il nous entraîne au plus profond de leurs répétitions, leur formation et leur art tout en nous offrant un regard sur leurs histoires bien personnelles.

“Il y a, dit Earle, sept personnages, combinaison extraordinaire de genres, d’âges, d’affiliation culturelle, d’affinité artistique, nous y avons découvert  une combinaison merveilleuse. ”

“Ce sont des géants culturels, on ne peut que s’incliner devant eux, ils font partie de leurs communautés, et chacun à sa façon contribue tellement.”

Mais raconter des histoires indigènes exige une certaine responsabilité pour s’assurer que les sensibilités sont respectées et comprises, car ni Earle ni Muller ne sont autochtones, et donc une consultation avec des experts fut essentielle pour s’assurer que le film assumait ces responsabilités.

Et Earle de nous expliquer : “ Beaucoup de questions tournent autour de qui peut raconter une histoire autochtone. Nous étions toujours inclus et invités à participer aux discussions, nous avons réalisé ce film en collaboration avec l’Association Tourisme et Culture des Premières Nations du Yukon, et deux anciens étaient présents.”

“On a pris notre temps ; on retourne au festival chaque année, c’est donc un  long chemin d’apprentissage que nous avons suivi, les histoires ont émergé au moment du montage, mais le processus d’apprentissage personnel s’est déroulé sur bien plus de temps, et je pense que pour nous, qui en avons pris meilleure conscience en tant que Canadiens, en tant qu’habitants du Nord, nos enfants apprennent la langue Tutchone du sud, qui est la langue des Premières Nations enseignée dans notre région, pour nous donc  une prise de conscience accrue de ce qui s’est passé au cours des dernières décennies , de ce qui nous entoure, sans compter que nous étions nous-mêmes immergés dans ces histoires à un niveau plus personnel.”

Earle pense que bien que le film soit concentré sur le Canada,  elle croit que les thèmes globaux parleront  aux différents publics du monde entier.

“En fin de compte, dit-elle, il s’agit d’inspirer les gens à méditer sur ce qu’ils peuvent faire pour émerger  d’une expérience difficile, chacun de ces personnages s’est sorti d’une situation unique et pour certains même profondément dévastatrice, pour devenir un individu en lutte avec sa culture et son identité, autrement dit un concept tout ce qu’il y a de plus universel.”

“Les peuples autochtones avec lesquels nous partageons cela l’apprécient et le reconnaissent et nous l’avons réalisé pour célébrer les histoires de nos amis qui sont dans le film, mais notre objectif a toujours été de ne pas faire un film régional, notre objectif se voulait de transcender l’histoire de notre région  et d’aider les autres personnes à s’engager dans une histoire motivante dans leur propre milieu que celle-ci soit autochtone ou pas, de s’engager dans une autre communauté.”

Le Consulat Général du Canada est fier d’être Partenaire culturel du Festival du Film de Byron Bay, en apportant son soutien à la participation de Teresa Earle à ce festival en Australie.