Sydney Festival 2018: A chance to think differently

The Sydney Festival is complete for another year, with Sydney-siders having been inundated with the most diverse range of artistic displays imaginable.

Canada Down Under was given the opportunity to embrace the Festival in 2018, with Sydney Festival providing access to a range of performances which encompassed the inclusive nature of the event.

From the sounds of an orchestra made up solely of electric guitars to the absurdity of two Irish brothers on a quest to bring dance fusion to the world, there was something for everyone in 2018. Prior to the Festival, Artistic Director Wesley Enoch told us he hoped it could be a “cultural New Year’s Resolution”, and those that immersed themselves in what Sydney Festival had to offer, it surely was.

Our Sydney Festival began with a theatrical stroll through the Dutch Golden Age at Rembrandt Live, which married musical and dramatic performance from the Australian Brandenburg Orchestra with the spectacular 17th century paintings on display at the Art Gallery of NSW. This immersive experience allowed guests to enjoy the works at their own pace, while being absorbed into the sounds and theatre of the era.

Next we had Lords of Strut, held in the heart of the Sydney Festival hub at the Magic Mirrors Spiegeltent. Irish brother Seamus and Sean took their enthralled audience of mainly primary school kids on a spandex-filled journey of 80’s classics and dance numbers. This absurdist, slap-stick performance kept kids and parents thoroughly entertained, as the pair danced their way through, encouraging the audience strive for their ambitions in their own eccentric way.

Over at Carriageworks, we were witness to an extraordinary performance of Rhys Chatham’s 100 guitar orchestra. The awesome sound produced by the electric guitars was at times almost trancelike – the overwhelming noise swept over the audience in waves, pulsing and strumming in ways that were entirely unexpected from their instrumental origins. The performance, produced by 100 amateur guitarists who had rehearsed only four times together, was a treat to the senses.

Back at the Spiegeltent, we had the opportunity to hear the extraordinarily talented Emma Donovan pay tribute to Indigenous singer Ruby Hunter. The soulful and honest performance drew from Donovan’s genuine love and respect for Hunter, which could be felt with every note. Performing with The Putbacks, Donovan put on a meaningful and heartfelt show that paid absolute respect to one of Australia’s most important Indigenous singers.

Electro-rock group The Acid provided the haunting live soundtrack to the bomb, a multimedia documentary experience at Carriageworks. This look at the history of the nuclear bomb and arms race took audiences through the origins and the potential dangers of the weapons through a harrowing display of imagery and music. This was an experience that will live with audience members for some time – the score was perfectly matched with the visual display, and the idea that these weapons remain within close reach of some was enough to fill those in the crowd with dread.

And of course, we had our Canadian performances at the Festival, which this year were Alanna Mitchell’s Sea Sick, and Ronnie Burkett’s The Daisy Theatre.

Sea Sick is a one-woman performance featuring anecdotes and learnings from Alanna Mitchell’s research into the health of the oceans, and how this life-blood of our planet is under serious threat. The informative, funny and at times almost depressing show leaves audience members wondering what, if anything, they can do, while marvelling at Mitchell’s storytelling. A journalist rather than scientist or trained actor, Mitchell takes the audience on a journey through her own findings, weaving an interesting if terrifying tale about the damage we’re doing to our oceans.

The Daisy Theatre, on the other hand, is a slightly more raucous occasion. Master puppeteer Ronnie Burkett, who handles and voices all of the marionettes in the show, brings life to his characters to the most incredible extent – his ability to hide in plain sight while controlling his intricate puppets, each providing a glimpse into the absurdity of life and the state of the world is masterful. This improvised, colourful, intelligent and brilliantly funny show was one of the highlights of the festival, and encapsulated what Sydney Festival is about – bringing the best art from around the world to Sydney.

In a chat with Canada Down Under before the Festival, Wesley Enoch said he hoped the festival would be “a time to think differently, to think broader, to engage with different people, and to challenge yourself to think outside of the everyday or habitual”, and certainly from our experience, anyone who attended Sydney Festival in 2018 had the opportunity to do just that.

The Consulate General of Canada was a proud partner of Sydney Festival in 2018.

Festival de Sydney 2018 : La chance de penser différent

Le Festival de Sydney se termine une fois de plus, ayant offert aux résidents de la ville une vague de la plus grande variété de spectacles qu’on puisse imaginer.

Canada Down Under a saisi l’opportunité de se joindre à ce Festival de Sydney 2018 qui a ouvert ses portes à toute une série de performances sous la bannière de l’inclusivité.

Des sons d’un orchestre composé uniquement de guitares électriques à l’absurdité de deux frères irlandais en quête pour apporter au monde la danse Fusion, il y avait quelque chose pour tout le monde en 2018. En amont du Festival, son directeur artistique Wesley Enoch nous a déclaré qu’il espérait qu’il puisse être ‘une résolution Culturelle de nouvel an’ et pour ceux qui se sont littéralement immergés dans ce que le festival avait à offrir, c’est bien ce qu’il était.

Notre Festival de Sydney a commencé par une promenade théâtrale au cœur de l’âge d’or hollandais grâce à Rembrandt Live qui associait performance dramatique et musicale en intégrant l’Orchestre de Brandenburg australien à une exposition spectaculaire de peintures du 17e siècle à la galerie d’arts de NSW. Cette expérience d’immersion offrait aux invités l’occasion d’apprécier les œuvres d’art à leur propre rythme tout en profitant des sons et théâtre de l’époque.

A suivi Lords of Strut, interprété au cœur même du Festival de Sydney au site des miroirs magiques de Spiegeltent. Vêtus de costumes décoiffant, les frères irlandais Seamus et Sean ont entraîné leur public fasciné, composé principalement d’écoliers, dans un périple incorporant danses et tubes des années 80.   Cette performance mêlant absurde et burlesque a su régaler parents et enfants, nos deux artistes ont dansé sans s’arrêter encourageant le public à les suivre dans leur excentricité.

Non loin, à Carriageworks, nous avons pu assister à la performance extraordinaire de l’orchestre aux 100 guitares de Rhys Chatham. Le son incroyable produit par ces guitares électriques était parfois si envoûtant, le bruit étourdissant inondant le public par vagues, avec pulsations et battements difficilement imaginables de l’instrument original. Cette performance de 100 guitaristes amateurs n’ayant participé qu’à quatre répétitions ensemble : un vrai régal pour les sens.

De retour à Spiegeltent, nous avons eu la chance d’entendre le talent extraordinaire d’Emma Donovan rendant hommage au chanteur indigène Roby Hunter. Une performance honnête et émouvante inspirée par un amour et un respect des plus sincères de Donovan pour Hunter qui se traduisaient dans chaque note. Accompagnée des Putbacks, Donovan a présenté un spectacle éloquent et profond saluant d’un respect absolu l’un des plus importants chanteurs indigènes d’Australie.

Le groupe électro-rock The Acid a fourni la bande-son troublante du documentaire the bomb, une expérience multimédia offerte à Carriageworks. Ce retour sur l’histoire de la bombe nucléaire et de la course aux armements a transporté le public jusqu’aux origines dangers potentiels de ces armements par une présentation effrayante d’images et de musique. Une telle expérience marquera la mémoire des spectateurs pendant longtemps encore tellement la musique collait parfaitement aux images, et l’idée que ces armements sont encore disponibles pour certains suffit à remplir d’effroi ceux qui en furent les témoins.

Bien évidemment nous avions nos performances canadiennes lors de ce Festival avec Seasick de Alanna Mitchell et le Daisy Theatre de Ronnie Burkett.

Sea Sick est le spectacle d’une femme en solo, présentant par anecdotes et découvertes la recherche de Alanna Mitchell sur la santé des océans, et expliquant comment ce poumon de notre planète est sérieusement menacé. Spectacle instructif, drôle et parfois plutôt attristant qui laisse le public dérouté face à ce qu’il peut faire tout en s’émerveillant du narratif de Mitchell. Journaliste plutôt que scientifique ou actrice confirmée, Mitchell emporte son public dans un voyage au sein de ses propres découvertes tissant une histoire intéressante autant que terrifiante des dégâts que nous causons à nos océans.

Le Daisy Theatre, par contre, est une occasion plus tapageuse. Maître marionnettiste, Ronnie Burkett est la voix et les bras de toutes les marionnettes de son spectacle, donnant vie à ses personnages avec un talent extraordinaire, une habilité à disparaître lui-même derrière ses marionnettes complexes, chacune proposant un regard sur l’absurdité de la vie et l’état du monde. Du grand art. Ce spectacle improvisé, brillant, intelligent et absolument drôle est l’un des temps forts du Festival. Il rassemble tout ce que le Festival représente : offrir à Sydney ce que le monde a de meilleur à proposer en matière de spectacles.

Lors d’une entrevue avec Canada Down Under peu avant le Festival, Wesley Enoch avait déclaré qu’il espérait que le Festival serait ‘ un moment pour penser différemment, avec une plus grande ouverture d’esprit, de rencontrer des gens différents et de se lancer à penser plus loin que le quotidien ou le routinier. ” Et certainement au vu de notre expérience, tous ceux et celles qui ont assisté au Festival de Sydney 2018 ont eu l’opportunité de le faire.

Le Consulat général du Canada était  fier de s’associer en partenariat avec le Festival de Sydney en 2018.