Ravi Jain and ‘A Brimful of Asha’

Putting your life on display for an audience is challenging for an artist at any time, but when you’re doing it standing next to your mother who’s contradicting your every word, it must be downright terrifying.

That’s what Canadian performer Ravi Jain faces every time he performs his play A Brimful of Asha with his real-life mother, Asha, which had a run at this year’s Melbourne Festival in October.

The play, which details Ravi’s parent’s attempts to arrange his marriage in India, has been entertaining audiences for the past seven years, with this being the first time it has been performed down under.

Jain told Canada Down Under that the show has connected with people right around the world.

“It really is about living between two cultures, which so many Canadians experience,” he said.

“When you hear our story you get insight into what it is to live in two cultures, this Canadian-Indian boy and this Indian-Canadian mum – my mum’s lived in Canada now longer than she did in India – and what are the challenges that come with that.”

Jain says bringing the show to a multicultural city like Melbourne means there’s a deeper understanding and appreciation for it’s messages.

“My favourite thing is when you have a lot of South Asians in the audience, as we’re telling the story they get ahead of the story, they’ll laugh first,” he explained.

“In cosmopolitan cities like Melbourne, what’s exciting is there’s just a lot more exposure and understanding that these different cultures collide.”

As audiences make their way into the theatre, they’re offered the chance to greet Ravi and Asha, and given a delicious samosa before they make their way to their seats. The simple set of a kitchen table with chairs, as the Jains speak directly to the audience throughout, creates a homely feel, allowing the audience to feel comfortable and part of the proceedings as mother and son go head to head.

“I was going to make a one-man show, and I was living with my parents at the time, my mum and I had made up and we have a good relationship, so I said to her I’m going to do a one man show and tell the world what a bad mum you are, I have a character of you, its exaggerated but it’s really funny,” Jain explained.

“She was like ‘if I was on stage, the audience would see what a terrible son I have, and how big of an idiot you are, they would side with me.” And I said ok let’s try that out … and it’s hilarious that it’s still going on”

The experience of traveling Canada and the world performing with his mother has not been without challenges, including breast cancer scare for Asha.

“On the one hand its amazing because she can still do the show, on the other hand, she’s not an actor, so she can’t ‘bring it’ all the time, so it’s been interesting to see the evolution of that,” he said.

“It still kind of amazes me that we’re doing it, and that audiences still respond the same way, even when she’s sometimes more tired. For me, one of the things that’s really beautiful is, as frustrating as my mum can be for me, like anyone’s mum is for them, it’s amazing to see an audience fall in love with my mum every night.”

Jain says he’s enjoyed bringing the show to Melbourne for its Australian premiere.

“One thing about Melbourne Festival that I really enjoy is that they have artists who are the liaisons, so I can’t talk to them and be like ‘what’s the vibe in the city for this and that’,” he said,

“While it’s isolated geographically, there’s a lot of similarities in our countries, because we are colonial hangovers, we have very challenged histories with Indigenous folks, and the kinds of conversations in the artistic arena are really interesting here – it’s so great to be an artist in a festival and be part of an exchange like this.”

The Consulate General of Canada was a proud supporter of the Melbourne Festival in 2019, which helped to bring A Brimful of Asha to Australia.

Ravi Jain et 'A Brimful of Asha'

Pour un artiste, exposer sa vie en public c’est un défi à chaque fois, mais le faire à côté de sa mère qui contredit chacun de tes mots, ce doit être absolument terrifiant.

C’est ce que l’artiste canadien Ravi Jain doit affronter chaque fois qu’il joue sa pièce A Brimful of Asha en compagnie de Asha sa mère.

Présentée pour la toute première fois en Australie au Festival de Melbourne en octobre, cette pièce qui décrit dans le détail les tentatives de ses parents pour arranger son mariage en Inde, se joue depuis sept ans.

Jain déclare à Canada Down Under que ce spectacle a su toucher le public aux quatre coins du monde.

“Il est question, nous dit-il, d’une vie entre deux cultures, ce qui est le cas de nombreux canadiens.”

“En entendant notre histoire, vous comprenez ce que c’est que de vivre avec deux cultures, celle d’un garçon canadien-indien et de sa mère indienne-canadienne, car ma mère a vécu maintenant plus d’années au Canada qu’en Inde, avec tous les challenges qu’une telle situation implique.”

Selon Jain, dans une ville aussi multiculturelle que Melbourne cette pièce entraîne une meilleure compréhension et une meilleure appréciation de ses messages.

“Mon moment préféré, dit-il, c’est quand le public est composé d’une forte proportion de personnes en provenance d’Asie du sud, un public qui se prend à rire au fur et à mesure du déroulement de notre histoire.”

“Dans les villes cosmopolites comme Melbourne, ce qui est passionnant c’est de profiter d’une plus grande couverture et de la compréhension du contraste entre ces deux différentes cultures.”

A son arrivée au théâtre, le public a la chance d’être accueilli par Ravi et Asha qui servent un délicieux samosa avant de prendre place dans la salle. Le décor est composé d’une simple cuisine avec table et chaises, d’où les Jain s’adressent directement au public, pour le mettre à l’aise avant l’affrontement mère-fils.  

“J’avais l’idée d’un one-man show, nous explique-t-il, et comme je vivais chez mes parents à ce moment-là et que j’avais une bonne relation avec ma mère, je lui ai dit : ”je vais faire un spectacle pour dire à tout le monde que tu es une mauvaise mère, j’ai déjà une esquisse de ton personnage, un peu exagéré certes mais c’est très drôle.”

Ce à quoi elle me répond : “Et si moi j’étais sur scène, je ferais savoir au public quel mauvais fils tu es, quel idiot tu es, et tout le monde prendrait ma défense.” Alors j’ai dit : « ok essayons pour voir… et c’est vraiment hilarant de voir que ça continue à ce jour. »

Une telle expérience de voyager en compagnie de sa mère au Canada et dans le monde n’a pas été sans problème. Y compris le cancer du sein de Asha.

“D’un côté, nous dit-il, c’est extraordinaire qu’elle puisse encore jouer la pièce, et de l’autre elle n’est pas une actrice alors ça ne marche pas toutes les fois, mais l’évolution est intéressante à suivre.”

“J’en suis moi-même très étonné qu’on le fasse encore, et que le public réponde de la même façon, même lorsqu’elle est un peu fatiguée. Pour moi, et malgré toute la frustration que j’éprouve avec ma mère, tout comme les membres du public avec la leur, ce qui est merveilleux c’est de voir le public en admiration avec ma mère à chaque soir.”

Jain se déclare enchanté d’avoir apporté son spectacle à Melbourne pour sa première australienne.  

“Une chose que j’apprécie du Festival de Melbourne, dit-il, c’est que les contacts sont des artistes, et donc je ne peux pas leur demander ce qui marche bien dans la ville en ce moment.”

“Malgré l’éloignement géographique, il existe de nombreux points communs entre nos pays, deux ex-colonies, notre histoire avec les populations autochtones est très complexe, et le genre de conversations qu’on peut avoir dans le milieu artistique est très intéressant, c’est formidable d’être un artiste dans un festival et de faire partie d’un tel échange.”

Le Consulat général du Canada est fier d’apporter son soutien au Festival de Melbourne 2019 qui a facilité la présentation en Australie de la pièce A Brimful of Asha.