Aski Earth Terre Yarta

In the immortal words of artist Andy Warhol, “land really is the best art”.

Indigenous photographers Meryl McMaster from Canada and James (Possum) Tylor from Australia do their best to encapsulate this, through capturing their ancestral lands using visual arts photography.

As part of the annual “In Dialogue” exhibition series at the Australian Centre for Photography in Sydney, they use different photographic methods to express their identity and sense of place.

McMaster’s collection, As immense as the sky, features sites on the Canadian central and southern Prairies and examines her Canadian Plains Cree, migrant British and Dutch heritage. As the subject of these photographs, McMaster told Canada Down Under that it is the land, rather than her, that is prominent in the work.

“I’m part of the images. I’m the subject, but I definitely feel like the land is in the images as an equal subject to me and that was definitely a conscious decision” she told Canada Down Under.

For Tylor, his series of work, Turalayinthi Yarta charts his two-year and three hundred kilometre journey as he traced parts of the boundary of Kaurna lands across the South Australian Mount Lofty Ranges. Turalayinthi Yarta means ‘to see yourself in the landscape’ or ‘landscape photography’ in the Kaurna language and it was important for him to explore the rich cultural connection that the Kaurna people have to their land.

While McMaster is a subject in her works, Tylor physically manipulates the digital print by hand-colouring or tinting the surface. For him, it “helps to transport people to that time in history”.

Though McMaster and Tylor do not call this a “direct collaboration”, Tylor said that what ties the work together is “looking at the idea of what it is to come from the land and from the plain”.

“It’s looking at how we both explore these very similar issues but in different ways and also in different countries and different continents” McMaster added.

This exhibition does not solely convey the beauty of the artists’ traditional lands. For McMaster, she incorporates an underlying environmental message through her work.

“I think just with climate change and everything, our human impact on the earth, I think that something that’s just been on mind,” she said.

“That’s something I’m trying to explore. I think more within my work it’s harder to do, but it’s something that I’m thinking about and I think a lot of people are thinking about right now especially as things become more imminent in terms of what we need to do as a society”.

For Tylor, his collection contains carved and painted artifacts as part of an “activation of the Nunga people’s intellectual, spiritual and physical connection with yarta, or Country”.

This exhibition between McMaster and Tylor extends beyond the visual arts. Both artists shared songs and poems that they had written in their respective languages which are also displayed alongside their works as a continuation of the exhibition’s theme “In Dialogue”.

McMaster describes her first experience exhibiting in Australia as a “whirlwind” and enjoyed working with Tylor for the past year. She said it was interesting as they were “dealing a lot with similar themes, and had that similar connection and thread of mixed ancestry, but James was doing it in a very different way”.

Despite their two different approaches, they will continue to capture their cultural and spiritual connection to the land on film. As McMaster said, “Having that experience of just viewing the world differently, having your one eye closed and looking through this little rectangular square, and then the rest of the world melts away and it’s just you in this portal of your own world”.

Meryl McMaster’s participation at the Australian Centre for Photography was supported by the Consulate General of Canada in Sydney, the Canada Council for the Arts and the Ryerson Image Centre in Toronto.

Photo credit: Michael Waite

Aski Earth Terre Yarta

Selon les mots immortels de l’artiste Andy Warhol : “La terre est vraiment l’art le meilleur qui soit.”

La canadienne Meryl McMaster et l’australien James (Possum) Tylor, tous deux photographes autochtones, font de leur mieux pour conceptualiser cette idée en saisissant leurs terres ancestrales par la photographie des arts visuels.

Dans le cadre de l’exposition annuelle “En dialogue” au Centre australien de la photographie à Sydney, ils utilisent des méthodes photographiques différentes pour exprimer leur identité et leur impression du lieu.

La collection de McMaster, Aussi grande que le ciel, propose des lieux des prairies canadiennes centrales et sud pour examiner son héritage Cree des plaines canadiennes, mêlé à ses origines britannique et hollandaise. Sujet central de ses photos, McMaster déclare à Canada Down Under que c’est la terre plutôt qu’elle-même qui est au cœur de son travail.

“Je fais partie des images, déclare-t-elle à Canada Down Under. Je suis sujet, mais je sens définitivement que la terre est intégrée dans l’image à égalité avec moi. Et c’est une décision prise consciemment.

Pour Tylor, la série de son travail, Turalayinthi Yarta, expose son voyage de 2 ans et de 300 kilomètres pour tracer les limites des terres Kaurna dans la chaîne montagneuse de Mount Lofty, en Australie méridionale. Dans la langue Kaurna, Turalayinthi Yarta signifie : ‘Se placer dans le paysage’ ou ‘Photographie de paysage’ et il était important pour lui d’explorer la riche connexion culturelle que les Kaurna entretiennent avec leur terre.

Alors que McMaster se place au centre de son travail, Tylor transforme l’impression digitale en colorant à la main ou en teintant la surface. Ce qui d’après lui “aide à transporter les gens dans le lieu et le temps.”

Bien que McMaster et Tylor ne parlent pas de “collaboration directe”, pour Tylor ce qui relie les deux collections c’est de “considérer l’idée de ce que cela représente de venir de la terre ou de la plaine.”

“Il s’agit de voir, ajoute McMaster, comment nous explorons tous les deux ces entités très semblables par une approche différente, dans des pays différents et sur des continents différents.”

Cette exposition ne communique pas seulement la beauté des terres traditionnelles des artistes. Pour McMaster, il s’agit d’incorporer dans son travail un message environnemental sous-jacent.

“Je pense qu’avec le changement climatique, nous dit-elle, et tout ce qui va avec, notre impact humain sur la terre, je pense que c’est ce qui vient à l’esprit.”

“C’est une idée que j’essaie d’explorer. Je pense que par mon travail c’est plus difficile à accomplir, mais c’est ce à quoi je pense, et je crois que beaucoup de gens y pensent aussi en ce moment parce qu’il y a urgence dans ce que la société se doit de faire.”

Pour Tylor, sa collection contient des artefacts sculptés et peints pour représenter “le déclenchement de la connexion intellectuelle, spirituelle et physique des Nunga avec Yarta ou le pays.”

Cette exposition entre McMaster et Tylor va plus loin que les arts visuels. Les deux artistes se sont échangés chants et poèmes écrits dans leur langue respective et qui sont aussi exposés avec leurs œuvres suivant le thème de l’exposition “En dialogue”.

McMaster décrit cette première expérience d’exposition en Australie comme “un tourbillon” qui lui a permis de travailler avec Tylor pendant une année. Pour elle, bien que James procède de façon différente, il était intéressant de “travailler sur des thèmes similaires, avec une connexion similaire et un fil conducteur d’héritage mixte.”

En dépit de leurs deux approches différentes, ils continuent de saisir en images leur connexion culturelle et spirituelle avec la terre. Comme nous le dit McMaster : “Rien que cette expérience de voir le monde différemment, de fermer un œil, et de regarder par cette petite ouverture rectangulaire, le reste du monde s’efface et c’est juste toi à la porte de ton monde intérieur.”

La participation de Meryl McMaster au Centre australien de la photographie a bénéficié du soutien du Consulat général du Canada à Sydney, du Conseil des arts du Canada et du Centre Ryerson de Toronto in Toronto..

Photographie : Michael Waite