Photography and Fashion: A Passionate Love Affair

It all started with a white wall in 1972.

“I found a gallery in Montréal, empty, a beautiful white cube and I said to the owner ‘why don’t you have a gallery here’. He responded ‘why don’t you?’”

And that is exactly what William Ewing did. Overnight, the young graduate in cultural anthropology from McGill University transformed this white cube in downtown Montreal into Optica, a centre for contemporary art that continues to operate today.

This first leap into the art world led Ewing into a career spanning almost half a century with exhibitions on photography curated all over the world including the Museum of Modern Art, New York; the Centre Pompidou, Paris; London, the Montreal Museum of Fine Arts and Melbourne’s Ian Potter Gallery, as well as many senior positions within the art world including directorship of the Musée de l’Elysée in Lausanne, Switzerland from 1996 to 2010.

Ewing’s interest in photography is by no means limited to genres of his curation and authorship, having written extensively on photography of the human body, the face and landscapes. However, during his keynote address as part of the 2019 Fashion Hub at the Sherman Centre for Creativity and Innovation (SCCI), he said that there was something inexplicable about fashion photography that keeps “drawing him back”.

Titled Photography and Fashion: A Passionate Love Affair, Ewing’s keynote address used his research on some of the most pioneering photographers of the 20th century including George Hoyningen-Huene and Edward Steichen to show how the relationship between fashion and photography has blossomed over the past two centuries.

“It is a story of flirtation, seduction, infidelity, giddiness, even silliness…all of that stuff which characterises affairs of the human heart” he said.

Ewing continues to curate exhibitions globally as part of the Foundation for the Exhibition of Photography, and he told the Royal Photographic Society in 2016 that his passion for photography continues to stem from his training as a cultural anthropologist.

“I look at a photograph not as an artwork but as a cultural artefact, something that is born of the culture or society” he said.

With a lifetime dedicated to photography as a curator, writer and historian of photography, Ewing said that he has only taken up photography itself as a hobby in the last couple of years. However, Ewing hesitates to call himself a photographer as he believes a photographer is someone who is “deadly serious about it” whereas he enjoys the lighter aspect of taking interesting photos in his spare time or when he sees something interesting or unusual.

With many accolades received for both his writing and curation, Ewing said that he remains part of the photographic art world because of its richness and variety.

“It’s just such a fabulous world and I keep discovering a new part of it, I keep thinking that I understand each part of it and then I discover something new”.

William A. Ewing’s presentation at the Sherman Centre for Creativity and Innovation (SCCI) was supported by the Consulate General of Canada, Sydney

Images by Daniel Asher Smith, provided by the Sherman Centre for Culture & Ideas

La photographie et la mode: une histoire d’amour passionnée

Tout a commencé en 1972 avec un mur blanc.

“J’ai déniché à Montréal une galerie vide, un magnifique cube blanc et j’ai demandé au propriétaire ‘pourquoi ne pas installer une galerie ici-même.’ Et lui de me répondre ‘Faites-le !’”

Et c’est exactement ce que William Ewing a fait. En un rien de temps, ce jeune étudiant en anthropologie culturelle de l’université McGill a transformé ce cube blanc situé au centre-ville de Montréal en ce qui allait devenir Optica, le Centre d’art contemporain toujours opérationnel à ce jour.

Ce premier plongeon dans le monde artistique a conduit Ewing dans une carrière couvrant près d’un demi-siècle d’expositions photographiques dont il fut le conservateur dans le monde entier que ce soit au Musée d’art moderne de New York, au Centre Georges Pompidou à Paris, au Musée des beaux-arts de Montréal, à la Galerie Ian Potter à Melbourne ou à Londres. Il a également officié au plus haut niveau y compris à la direction du Musée de l’Elysée à Lausanne, en Suisse de 1996 à 2010.

L’intérêt que porte Ewing à la photographie ne se limite nullement aux genres dont il est conservateur et auteur, ayant écrit de nombreux articles sur la photographie dédiée au corps humain, au visage et aux paysages. Il a cependant déclaré lors de son discours au Fashion Hub 2019 du Centre Sherman pour la créativité et l’innovation (le SCCI) qu’il y a quelque chose d’inexplicable dans la photographie de mode qui ne cesse de “l’attirer irrémédiablement”.

Justement titré La photographie et la mode : une histoire d’amour passionneé son discours a puisé dans la recherche qu’il a entreprise sur les photographes avant-garde du 20e siècle tel que George Hoyningen-Huene et Edward Steichen pour montrer comment la relation entre la mode et la photographie s’est développée au cours des deux cents dernières années.

“C’est, dit-il, une histoire de flirt, de séduction, d’infidélité, de vertige et même de fantaisie… tout ce qui caractérise en fait les affaires du cœur humain.”

Ewing est toujours conservateur d’expositions mondiales dans le cadre de la Fondation pour l’exposition de la photographie, et il déclaré en 2016 à la Société royale de photographie que sa passion pour la photographie découle encore et toujours de sa formation d’anthropologue culturel.

“Je considère une photographie non pas comme une œuvre d’art mais comme un artefact culturel, déclare-t-il, comme quelque chose issu de la culture ou de la société.”

Malgré toute une vie dédiée à la photographie en tant que conservateur, écrivain et historien de la photographie, Ewing nous déclare qu’il ne s’est mis lui-même à la photographie que ces deux dernières années. Mais il hésite encore à se qualifier de photographe car il croit qu’un photographe est quelqu’un “qui prend son métier très au sérieux alors que lui se régale de l’aspect plus superficiel de prendre des photos intéressantes à ses moments perdus ou lorsqu’il repère quelque chose d’intéressant ou d’inattendu.

Acclamé de nombreuses fois pour son travail de conservateur et d’auteur, Ewing déclare qu’il reste au sein du monde de l’art photographique parce qu’il est riche et varié.

“C’est tout simplement un monde fabuleux et je ne cesse d’en découvrir de nouvelles facettes, je pense que j’en maîtrise toutes les facettes mais je découvre toujours quelque chose de nouveau.”

La présentation de William A. Ewing au Centre Sherman pour la créativité et l’innovation (le SCCI) a reçu le soutien du Consulat général du Canada, Sydney.

Images par Daniel Asher Smith, fournies par le Sherman Centre for Culture & Ideas