Giant and Angry: Gillian English

Gillian English has found her slice of rural Nova Scotian quietness in her move to Australia’s island state of Tasmania – she just doesn’t get to enjoy it as often as she’d like.

Now a resident of the Apple Isle, English is performing at the almost local Melbourne International Comedy Festival and told Canada Down Under her touring schedule doesn’t allow her much time to enjoy home life.

“I grew up in Pictou County in my great grandparent’s house … a really rural upbringing. What I’ve noticed recently, because I’ve been in big cities for the last decade, but I live in Tasmania now and I like it because it’s quiet, and I didn’t realise how much I missed the quiet, and Tassie reminds me a lot of Nova Scotia,” English said.

“It gets pretty exhausting, I’m on the road constantly, and there’s very little actual downtime to sit and relax or be home – home is Tasmania and I don’t get to go there as much as I would like, but things are going well and making the move down to Australia was the best choice I ever made.”

An experienced performer and comedian, much of English’s comedy has revolved around her interactions with men, and in an era where the global focus on the treatment of women has intensified, she has seen a shift in how her comedy has been perceived and accepted by audiences.

“The show I’m doing right now at the comedy festival is Giant and Angry, which is about my experience being a very tall, very early bloomer child, and my dad teaching me self-defence, because he knew the world I was walking in to,” she said.

“I think the conversation around sexual assault has changed; I think people are more willing to listen to it because I’ve been talking about this literally for years.

“My second solo show was called Get Around Me, about how I was sexually assaulted when I was playing AFL … and when I performed that play or show, however you want to describe it, the reception was really interesting,” she explained.

“People didn’t want to hear about it – they didn’t want to acknowledge it – but now we’ve had this watershed moment, where people are realising that it’s not just me, it’s pretty much every woman, and the conversation has changed.

“I think there definitely is a huge spot for that conversation in comedy because it makes it just a spoon full of sugar to swallow something really, really bitter, and also it’s a movement, and with any movement, any process, there’s going to art that comes along with it, there’s going to be music, there’s going to be performance, and this is how I contribute.”

English has an extensive performance background, having studied Shakespeare at the London academy of music & dramatic art, and with a Masters in Performing Arts she sees her comedy as an extension of that classical training.

“I was an actor, and I technically still am, I haven’t stopped acting so much as I’ve just kind of put it into something else – as far as I’m concerned my performance skills are – not interchangeable – but applicable,” she said.

“A lot of my friends who find out I have this theatrical background, after they find that out and they see me perform, they say ‘oh your degrees are showing, we get it now’,”

And English has taken on another challenge in 2018, putting together and performing her first show aimed at children – Comedy of Errors for Kids – which utilises Shakespearean word play and puppetry in an effort to teach the values of communication, teamwork and co-operative problem solving.

“I find that I have to be so much more on my toes [when performing to kids], because they will notice and point out – because they don’t have that little voice in their head that tells them not to interrupt,” she said.

“This is my first children’s show, and it’s a real challenge – I don’t think I could only do children’s work – it’s such a challenge making sure you keep those kids engaged, and the writing has to be so much tighter for them, because you have to keep them on board, keep them laughing, keep them happy with less words and concepts that are so simple they’re complicated.

The Melbourne Comedy Festival is third on English’s list of twelve festivals this year – she’ll be bringing her critically acclaimed show Giant and Angry to Sydney for the Sydney Comedy Festival in late April next, and then after stints in Canada and England returning to Australia for the Darwin and Melbourne Fringe Festivals, and then, hopefully, she’ll be able to enjoy some quiet time in her new home of Hobart.

Géante et furieuse : Gillian English

Gillian English a trouvé son petit coin reflétant la quiétude rurale de la Nouvelle-Écosse lorsqu’elle a emménagé dans l’île australienne de Tasmanie. Bien qu’elle n’ait pas l’occasion de l’apprécier autant qu’elle le voudrait.

Résidente de l’Apple Isle, English donne son spectacle au Festival international de comédie de Melbourne, pas loin de chez elle, mais elle déclare à Canada Down Under que sa tournée ne lui accorde guère de temps pour apprécier la vie à la maison.

“J’ai grandi à Pictou County, nous déclare-t-elle, dans la maison de mon arrière grand-parent…une jeunesse très rurale. Ce que j’ai récemment remarqué, parce que j’ai vécu dans des grandes villes ces dix dernières années, mais j’habite maintenant en Tasmanie ce que j’adore parce que c’est calme, et je n’avais pas compris comme la quiétude me manquait, et la Tasmanie me rappelle beaucoup la Nouvelle-Écosse.”

“C’est assez fatigant, je suis constamment sur les routes, avec très peu de temps de repos pour s’asseoir, se détendre ou être chez soi – Mon chez-moi c’est la Tasmanie et je n’ai pas l’occasion de m’y retrouver aussi souvent que je le souhaite, mais tout va bien et m’installer en Australie c’est la meilleure chose que j’ai jamais faite.”

Artiste et comédienne d’expérience, une bonne part de la comédie de English tourne autour de ses interactions avec les hommes, et à cette époque où la façon dont les femmes sont traitées s’est intensifié sur la scène mondiale, elle a perçu un revirement dans la perception et l’acceptation de son spectacle de comédie par le public.

“Le spectacle que je présente en ce moment au Festival de comédie s’appelle Géante et furieuse, dit-elle, un spectacle basé sur mon expérience d’enfant de très grande taille, très précoce, et mon père m’a enseigné très tôt la self-défense parce qu’il connaissait le monde qui m’attendait.”

“Je pense que les commentaires qui accompagnent une agression sexuelle ont changé ; je pense que les gens sont plus enclins à écouter parce que j’en parle depuis bien des années.

“Mon deuxième spectacle solo s’intitulait Get Around Me, nous explique-t-elle, il décrivait comment j’avais été victime d’une agression sexuelle lorsque je jouais en AFL… et lorsque je présentais cette pièce ou ce spectacle, à vous de choisir le terme, l’accueil en était plus qu’intéressant.”

“Les gens ne voulaient pas en entendre parler – ils ne voulaient pas reconnaître les faits – mais maintenant c’est un moment décisif, les gens comprennent qu’il ne s’agit pas que de moi, qu’il s’agit pratiquement de chaque femme, et les commentaires ont évolué.

“Je crois sincèrement qu’une telle conversation a sa place dans la comédie parce que c’est vraiment lourd à digérer, quelque chose de vraiment très, très amer, et que cela fait partie d’un mouvement et comme dans tout mouvement, le côté artistique s’en mêle, la musique aussi, les spectacles, et c’est là ma contribution.”

English possède une expérience profonde de l’art du spectacle, elle a étudié Shakespeare à l’académie de musique et d’art dramatique de Londres et forte de son Master en arts du spectacle, elle considère sa comédie comme une simple prolongation de sa formation classique.

“J’étais une actrice, dit-elle, et techniquement parlant je le suis encore, je n’ai pas arrêté de jouer, j’ai en quelque sorte mis mon talent dans quelque chose d’autre – en ce qui me concerne mes talents artistiques s’ils ne sont pas interchangeables, ils sont adaptables.”

“Lorsque mes ami-e-s découvrent ma formation théâtrale, une fois qu’ils le savent et qu’ils voient mon spectacle, ils déclarent : ‘on voit le résultat de tes études, on comprend mieux maintenant.’

Et English de s’attaquer à un autre challenge en 2018, monter et jouer son premier spectacle pour enfants – Comedy of Errors for Kids – qui utilise la prose de Shakespeare et des marionnettes pour enseigner les valeurs de la communication, du travail en équipe et de la résolution des problèmes de façon coopérative.

“ (Lorsque je présente un spectacle à des enfants), je trouve que je dois faire beaucoup plus attention, dit-elle, parce que les enfants remarquent et signalent – ils n’ont pas cette petite voix dans leur tête qui leur demande de ne pas interrompre.”

“C’est mon premier spectacle pour enfants, et c’est un vrai défi – je ne pense pas que je pourrais me consacrer entièrement à des spectacles pour enfants – c’est un tel défi de s’assurer que les enfants sont bien concentrés, l’écriture se doit d’être beaucoup plus précise pour ce public parce qu’il faut garder leur attention, continuer de les faire rire, les satisfaire avec moins de mots et de concepts dont la simplicité est d’une grande complexité.

Le Festival de comédie de Melbourne est le troisième d’une série de douze cette année sur la liste de English – elle présentera Géante et furieuse, spectacle ovationné par les critiques, fin avril à Sydney pour le Festival de comédie de Sydney, puis après une tournée au Canada et en Angleterre, reviendra en Australie pour les Festivals Fringe de Melbourne et Darwin,  avant de pouvoir enfin et peut-être profiter d’un peu de quiétude dans son nouveau lieu de résidence, à Hobart.