The Dawn of Indigenous VR

“There is a reason that the elders always say that our culture is in our language” shared Anishnaabe Canadian filmmaker Lisa Jackson as she spoke at the Creator’s Talk at Melbourne Museum’s Bunjilaka Cultural Centre.

In March 2019, Jackson’s virtual reality work Biidaaban: First Light was on display as part of a collaboration between Museums Victoria and the Australian International Documentary Conference (AIDC).

Biidaaban: First Light is a room-scale immersive virtual reality work rooted in Indigenous futurism which debuted at the Tribeca Film Festival in 2018. This highly realistic film shows a radically different view of of Toronto and “illuminates how the original languages of the land can provide a framework for understanding our place in a reconciled version of Canada’s largest urban environment”.

While Jackson does not want to give too much away, Biidaaban: First Light is a reimagination of her home city  and “it is in a way, a reoccupation of the city, not just by our languages, but also ‘what if these languages grew in this space in the same way that the plants do?’”.

This has great potential for Indigenous filmmakers according to Jackson as virtual reality not only opens opportunities to pursue new understandings of space, but because “it is so felt or can be so felt in the body”.

For Jackson, this visceral connection stems from how many Indigenous languages focus more on verbs compared to English which focusses on nouns. Jackson said that this focus on action “implies a relationship because anything acting upon something is automatically connected.”

Biidaaban: First Light features the three Indigenous languages native in the region originally called Tkaronto: Wendat, Kanien’kehá:ka (Mohawk) and Anishinaabe (Ojibway). For Jackson, incorporating indigenous languages into this project was important to show how language relates to a place and ask the broader question, “what if in a way, these languages, because in every human culture, the language reflects the place that it exists on and that it was born in”.

Biidaaban: First Light forms part of a larger immersive multimedia project called “Transmissions” which examines the power of language in an indigenous futurist setting. Jackson’s interest in sharing indigenous language stems back to vast amount of research she undertook in the early 2000s while preparing to make a documentary feature film looking at how Indigenous languages perceive the world. Even though this project was shelved for many years, it was reinvigorated with the advent of growing availability of virtual reality and immersive technology and its ability to create and incorporate space into a film.

“I always think about creating this space where we can put ourselves into it and with Biidaaban in particular, there is a certain amount of ambiguity around ‘is this good?’, ‘is this bad?’, and I want people to marinate in that.”

While Jackson is one of Canada’s most celebrated contemporary artists working in film and VR according to the National Film Board, she excited for the potential that virtual reality holds in indigenous filmmaking more broadly.

“One of the things that I thought as exciting about VR is the sense that we could experience it viscerally and that was something I had been reaching for in my film work. It makes me pretty excited about the possibilities of what indigenous artists can do with it”.

As Biidaaban: First Light asks users to think about their place in history and their role in a possible future, Jackson said, “I like to remember that this is just me trying to cast come light on the work of those in Indigenous communities promoting their native language and opening the door a little bit on why we should care”.

Lisa Jackson’s attendance at the Australian International Documentary Conference was supported by the Consulate General of Canada, Sydney.

Biidaaban: First Light will be on display at the 2019 Darwin Festival. For more information, click
here.

L’aube de la réalité virtuelle autochtone

“C’est avec raison que nos anciens affirment toujours que notre culture est dans notre langue” déclare Lisa Jackson, la réalisatrice canadienne Anishnaabe lors de son intervention à la Conférence des créateurs au Bunjilaka Cultural Centre du Musée de Melbourne.

En mars 2019, l’œuvre VR de Jackson intitulée Biidaaban: First Light était présentée dans le cadre d’une collaboration entre Museums Victoria et la conférence Australian International Documentary Conference (AIDC).

Biidaaban: First Light est une immersion en réalité virtuelle de toute une salle imprégnée de futurisme Indigène inaugurée en 2018 au Festival cinématographique Tribeca. Ce film au plus haut point réaliste présente un panorama radicalement différent de Toronto et “met en lumière la façon dont les langues originelles de la terre peuvent contribuer à la compréhension de notre espace dans une version réconciliée de l’environnement urbain élargi du Canada.”

Bien que Jackson ne souhaite pas trop nous en révéler, Biidaaban: First Light est une reconstitution de sa ville natale et “en quelque sorte une réappropriation de la ville, pas seulement par les langues mais aussi en posant la question ‘est-ce que les langues ne se développent pas dans cet espace de la même façon que les plantes?’”.

Tout cela présente un énorme potentiel pour les réalisateurs autochtones selon Jackson, car la réalité virtuelle n’offre pas seulement l’opportunité d’appréhender de nouvelles compréhensions de l’espace mais “elle est ressentie pleinement dans le corps ou peut l’être.”

Pour Jackson, cette connexion viscérale dérive de ce que nombre de langues Indigènes se concentrent plus sur les verbes que sur les substantifs à la différence de l’anglais par exemple. Jackson nous dit que cette focalisation sur l’action “implique une relation certaine parce que toute chose agissant sur une autre y est connectée automatiquement.”

Dans Biidaaban: First Light on retrouve les trois langues autochtones de la région: Tkaronto: Wendat, Kanien’kehá:ka (Mohawk) et Anishinaabe (Ojibway). L’incorporation des langues autochtones dans ce projet, nous dit-elle, était important pour montrer comment le langage est lié à un lieu et pour poser la question suivante : “puisque le langage appartient à toute culture humaine, n’est-il pas le reflet du lieu de son existence ou de sa genèse ? ”

Biidaaban: First Light fait partie d’un projet multimédia d’immersion à plus grande échelle intitulé “Transmissions” qui examine le pouvoir du langage dans un contexte futuriste Indigène. L’origine de l’intérêt de Jackson dans ce partage des langues autochtones provient d’une recherche approfondie qu’elle a entreprise dans les années 2000 alors qu’elle préparait un documentaire sur la perception du monde par les langues autochtones. Et bien que ce projet ait été remisé pendant de longues années, il a resurgi avec l’apparition de la réalité virtuelle et de la technologie d’immersion et leur habilité à créer et incorporer l’espace dans un film

“Je pense toujours à créer cet espace où l’on peut s’immerger et en particulier avec Biidaaban il y a une certaine ambiguïté à se dire ‘est-ce bien ? est-ce mal ? ’ et je veux que les gens se posent la question.”

Pour l’Office national du film, Jackson est l’une des artistes contemporaines canadiennes les plus célèbres dans le cinéma et la VR, ce qui ne l’empêche pas d’être très excitée par le potentiel que la réalité virtuelle puisse avoir dans la réalisation cinématographique autochtone en général.

“L’une des choses qui me passionne à propos de la VR c’est le sentiment que l’on puisse en faire l’expérience de manière viscérale, ce que je recherchais dans mes réalisations cinématographiques. Je suis enthousiasmée par les possibilités offertes aux artistes autochtones.”

Biidaaban : First Light requiert des utilisateurs une réflexion sur leur place dans l’histoire et leur rôle dans un avenir éventuel. “J’aime à me rappeler, nous dit Jackson, que j’essaie simplement de mettre en valeur le travail de ceux et celles qui dans les communautés autochtones font la promotion de leur langue et de faire comprendre pourquoi on devrait s’y intéresser.”

La participation de Lisa Jackson au Festival “Australian International Documentary Conference” reçoit le soutien du Consulat général du canada, Sydney.

Biidaaban : First Light sera présenté au Festival 2019 de Darwin. Pour plus d’information, cliquez ici