Kings of Kingston

Jay Emmons, Brett Emmons and Chris Koster of The Glorious Sons in Sydney on June 5th, 2018.

by Bernard Zuel.  

Brett Emmons of The Glorious Sons describes their music pretty simply. “It’s sweaty, dirty, bloody rock’n’roll.”

It’s exactly what you’d expect from a band built from regular lives in small town Canada, playing songs written by him on a diet of early afternoon wake-ups after a night of drinking, taking in loads of coffee as he watched people go past his porch, and nights spent drinking more local brews ‘til the wee hours – before waking up in the afternoon and starting again.

“That’s what we want to do,” Brett says from a most un-dirty, sweaty spot overlooking Sydney Harbour, cradling a non-alcoholic drink. “You got to remember we’re fans, growing up listening to those guys [playing sweaty, dirty, bloody rock’n’roll].”

His older brother Jay is happy to take the description, especially for the Kingston, Ontario band on stage, where “some of the polish rubs off”. But he is happier still to point out that their second album, Young Beauties And Fools – the one which a few months ago won the Juno award for best rock album of the year – is less basic and sweaty, more “polished”. He’d even take you calling it slicker: “That’s what we were going for”.

That said, it wasn’t straightforward getting there for the band which includes Chris Koster, Adam Paquette and Chris Huot. The songs they had originally proposed for the second album just didn’t feel right, but the acoustic, introspective songs Brett was sitting on weren’t exactly “Glorious Sons songs” either.

The change came when their producers saw a way to merge the rock band and the folkish/countryish songs. All of a sudden, new directions opened up.

“Between our first and second album so much change has gone on,” says Brett. To which Jay adds, “we’ve all grown up a lot – it’s like a lifetime ago we worked on [their 2014 first album] The Union”.

Writing about the people he knows and the lives he’s observed became the cornerstone of the songs Brett now brought to the band. People like the central character of Josie, who was “drinking Manhattans and wearing gentlemen’s clothes”, finding life far tougher than the movies promise.

“I’m drawing inspiration from her and trying to paint what I see,” he says. “When I picked up a guitar and started talking about the things that were going on, it acted as a conduit for self-therapy and opened up this whole world I didn’t have before.”

Speaking of a whole world opening up, they may be from a small town, with a thriving creative community, but there was nothing small about The Glorious Sons’ ambitions and drive.

“It was always about getting out,” says Brett. “You want to speak from the highest platform.” And the impetus was there from the start for Jay.

“I always had a fire under my ass and kind of lit a fire under the rest of the guy’s,” Jay says. “All right, we’re big in Kingston, now let’s get to Toronto; then we got to Toronto and we were lucky enough to be taken on the road for our first tour, and we got the label and the agent and all of a sudden we are a touring rock band.”

A touring rock band on its first, but definitely not last, tour of Australia where they’ve found a connection. They’ve been opening up for local act Dead Letter Circus who had toured with The Glorious Sons in Canada in the kind of reciprocal arrangement musicians on both sides of the Pacific have found hugely helpful.

“I think I noticed by the end of our third show, in Perth, we finally got the audience where we need to have them,” says Jay. But they were ready for the hard work to make that happen according to Brett. “When you start there’s always so much fighting in mud to be successful.”

Fair enough. That is par for the course with sweaty, dirty, bloody rock’n’roll.

The Glorious Sons play a headline show at the Sly Fox in Enmore, Sydney, on Saturday June 9, and with Dead Letter Circus at Bald Faced Stag, Leichhardt, on Sunday, June 10

 

Rois de Kingston

Brett Emmons du groupe The Glorious Sons décrit leur musique très simplement : « C’est du sweaty, dirty, bloody rock’n’roll ».

C’est exactement ce que vous vous attendez d’un groupe qui a émergé de vies ordinaires dans une petite ville Canadienne : ils jouent les chansons de Brett, qu’il a écrites le ventre vide en se réveillant un après-midi suite à une nuit de débauche, en buvant des pots de café tout en regardant les gens passer devant son balcon, pour ensuite enchainer avec d’autres nuits à boire des bières locales jusqu’à l’aube et se réveiller à nouveau en après-midi, et ainsi de suite.

« C’est ce que nous voulons faire », dit Brett d’un endroit immaculé et aéré surplombant le port de Sydney, tout en sirotant une boisson sans alcool. « Vous devez vous rappeler que nous sommes des fans avant tout, qui ont grandi en écoutant ces gars-là [jouer du sweaty, dirty, bloody rock’n’roll]. »

Son frère aîné, Jay, n’a aucun problème à assumer cette description, particulièrement sur scène « où une partie du vernis déteint » pour le groupe de Kingston, en Ontario. Il assume encore plus que leur deuxième album, Young Beauties And Fools, qui a remporté il y a quelques mois le prix Juno du meilleur album rock de l’année, soit moins élémentaire et « sweaty », mais plus « poli ». Il vous inciterait même à l’appeler « léché » : « C’est ce vers quoi nous voulons aller » dit-il.

Cela dit, le chemin pour arriver là n’a pas été une ligne droite pour le groupe, complété par Chris Koster, Adam Paquette et Chris Huot. Les chansons qu’ils avaient initialement proposées pour le deuxième album semblaient ne plus convenir, et les chansons acoustiques et introspectives de Brett, elles, ne correspondaient pas vraiment « aux chansons de The Glorious Sons ».

Le changement est survenu quand leurs producteurs ont trouvé une façon de fusionner le style rock du groupe aux ballades folkloriques et traditionnelles de Brett. Soudainement, de nouvelles voies se sont ouvertes.

« Entre notre premier et notre deuxième album, beaucoup changements se sont produits », explique Brett. Jay ajoute: « Nous avons tous beaucoup grandi en maturité, c’est comme si toute une vie avait passée depuis que nous avions travaillé sur The Union, [leur premier album en 2014]. »

Écrire à propos des gens qu’il connaît et sur les vies qu’il observe est devenu la pierre angulaire des chansons que Brett apporte maintenant au groupe. Les gens aiment le personnage central de Josie, « drinking Manhattans and wearing gentlemen’s clothes », qui trouve la vie beaucoup plus difficile que la promesse des films hollywoodiens.

« Je m’inspire d’elle et j’essaie de peindre ce que je vois », dit-il. « Quand j’ai pris une guitare et que j’ai commencé à parler des choses qui se passaient, ça m’a servi comme une autothérapie et ça m’a ouvert sur un monde que je n’avais pas auparavant. »

Parlant d’ouverture sur un nouveau monde, bien que le groupe vienne d’une petite ville, avec une communauté créative florissante, les ambitions et le dynamisme de The Glorious Sons n’ont jamais été de petite envergure pour autant.

« Ça toujours été pour aller plus loin », dit Brett. « L’envie de s’exprimer sur la plus grande tribune », cette impulsion était là dès le départ pour Jay.

« J’ai toujours eu un feu à l’intérieur de moi et j’ai allumé une flamme à l’intérieur des autres gars », dit Jay. « Nous sommes populaire à Kingston, très bien, mais maintenant allons à Toronto. Arrivés à Toronto, nous avons eu la chance d’être emmené sur la route pour notre première tournée,  de s’associer à une maison de disque et à un agent, et tout à coup, nous sommes un groupe de rock en tournée ».

Un groupe de rock en tournée pour la première fois en Australie, mais certainement pas pour la dernière, vu la connexion trouvée ici. En première partie du groupe australien Dead Letter Circus, qui avait fait une tournée avec The Glorious Sons au Canada, cette entente réciproque des deux côtés du Pacifique s’est avérée extrêmement utile.

« Je pense que j’en ai pris conscience à la fin de notre troisième spectacle, à Perth, lorsque nous avons finalement amené le public où nous avions besoins de les avoir », dit Jay. Mais le groupe était prêt au dur labeur pour y arriver selon Brett. « Quand vous commencez, il y a toujours une zone de combat dans la boue à traverser pour réussir. »

Normal, ça fait partie du parcours pour le « sweaty, dirty, bloody rock’n’roll ».