Scaling the heights of documentary film-making with Canadian director Grant Baldwin

When Grant Baldwin’s 2014 film Just Eat It – A Food Waste Story caught the eye of a major entertainment company, it was a moment that every film-maker dreams about. The studio wanted to fund his next project and allow him to reach a larger audience than he ever had before. He said no.

“We weren’t passionate about anything at the time.”

With a history of films focused on food waste, consumerism and the environment, it is easy to see that Grant’s career has been guided by his desire to make a difference.

Grant understands the importance of driving awareness to these important issues, and the commitment required in doing so.

“When you take on an issue-based film, you become a spokesperson for that issue, whether you like it or not.”

“It’s like doing a thesis on something. With the amount of research you do, you might as well write a paper. Or, you could make a movie instead.”

When speaking about his decision, he notes “There’s a responsibility there. It was hard to do, but I still feel good about it.”

Grant’s background and experience has enabled him use his skills through filmmaking to drive awareness and influence social change. And, he has seen tremendous success.

“We just passionately entered this world, without really planning. The goal was never to get attention, it was just to bring issues to light.”

Grant’s upcoming appearance at the Environmental Film Festival in Melbourne, Australia, will give him the opportunity to share his latest passion project: This Mountain Life.

The film follows the story of a mother and daughter duo who complete a 2,300 km snow trek from Canada to Alaska, a journey that few have attempted.

He described the filming process as “life-changing” and said that many people don’t realise the scale of the duo’s trek.

“I just couldn’t believe they were going to attempt it, and I knew I wanted to film it,” Grant said.

“It’s further than going from Canada to Mexico, and that’s usually easier for people to visualise.”

“Also, they were doing it alone, aside from the occasional food drop.”

When you take into account the freezing temperatures, the challenging terrain, and the isolation of the mountains, it is easy to understand why Grant was so passionate about capturing their unique journey.

“It’s never been done before by a team of two, and never been done by two women.”

“Some of the places they went, no human has probably been to before.”

This Mountain Life also explores the stories of others who have chosen to live ‘off the grid’ in the wilderness of British Columbia, Canada.

“They live in places that most people would find inhospitable, but they find comfort there, and that was the connection that we all ended up having, even through we were all there for different reasons,” Grant said.

While Grant’s films are known for being visually stunning, there is much more to This Mountain Life than beautiful scenery – although there is plenty of that too.

He said that the film was “really uncomfortable” to make, but found that two important messages emerged towards the end of the film-making process.

“One is respecting the places that we don’t get to see – it’s out there, but no one gets to go there.”

“That doesn’t mean that it doesn’t need to be taken care of.”

When asked about his biggest challenge, he said, “There were sections when filming with the mother and daughter that I wasn’t sure I could continue, and we pushed on.”

“Whatever you think your personal threshold is, it’s probably not – and you can get through it.”

“To get through those challenging sections, I just felt so incredible on the other side.”

Grant’s next project will also see him embrace challenges while he follows the work of a volunteer mountain search and rescue team.

As a cross country skier himself, he said that working on the project has already bought some tough realities to light about the risks of avalanches and the dangers of the snow.

We look forward to following Grant on this next adventure.

Grant Baldwin’s appearance at the Environmental Film Festival in Melbourne, Australia, is supported by the High Commission of Canada in Australia.

Tickets to the screening of This Mountain Life are available at the Environmental Film Festival Australia website.

À l’attaque des sommets de la réalisation des documentaires avec le réalisateur canadien Grant Baldwin

Lorsque Just Eat It – A Food Waste Story, le film de Grant Baldwin sorti en 2014 attira l’attention d’une grande compagnie du secteur du divertissement, ce fut le moment dont rêvent tous les réalisateurs. Le studio souhaitait financer son projet suivant et lui permettre de toucher un public plus large que jamais par le passé. Il refusa.

« Nous n’avions rien qui nous passionnait sur le moment. »

Avec sa tradition de films focalisés sur le gaspillage alimentaire, le consumérisme et l’environnement, on constate aisément que la carrière de Grant a été modelée par sa volonté de faire la différence.

Grant comprend l’importance d’augmenter la prise de conscience sur ces problématiques importantes, et l’engagement nécessaire pour y arriver.

« Quand vous vous consacrez à un film basé sur une problématique donnée, vous devenez un porte-parole pour cette problématique, que vous le vouliez ou non. »

« C’est comme rédiger une thèse sur un sujet donné. Avec le volume de recherches que vous devez abattre, vous pourriez aussi bien rédiger une thèse. Ou bien vous pouvez réaliser un film. »

Lorsqu’il évoque sa décision, il précise : « Cela représente une certaine responsabilité. Ce fut difficile à réaliser, mais je suis heureux de l’avoir fait. »

Les antécédents et l’expérience de Grant lui ont permis d’utiliser ses talents en tant que réalisateur pour rehausser la prise de conscience et influencer le changement social. Et il a remporté un succès phénoménal à cet égard.

« Nous avons pénétré dans cet univers avec passion, sans vraiment le planifier. L’objectif n’a jamais été d’attirer l’attention, il s’agissait simplement de mettre en lumière les enjeux. »

La présence de Grant au Festival de films sur l’environnement à Melbourne, Australie, lui donnera l’occasion de partager son dernier projet passion : ‘This Mountain Life’.

Le film raconte l’histoire d’un duo mère et fille qui accomplit une randonnée en neige de 2 300 km entre le Canada et l’Alaska, un périple qui a été tenté par bien peu de gens.

Il décrit le tournage comme ayant été ‘bouleversant’ et précise que beaucoup de gens ne se rendent pas compte de l’échelle de la randonnée du duo.

« Je n’arrivais pas à croire qu’ils allaient tenter un tel périple, et je savais que je voulais le filmer » indique Grant.

« C’est plus loin que d’aller du Canada au Mexique, ce qui est habituellement plus facile à visualiser. »

« En plus, elles allaient le faire seules, mis à part un parachutage de nourriture de temps en temps. »

Quand on prend en compte les températures glaciales, le relief exigeant et l’isolation des montagnes, on comprend facilement pourquoi Grant était si passionné par l’idée d’enregistrer ce parcours unique sur la pellicule.

« Cela n’avait jamais été fait par une équipe de deux personnes et jamais par deux femmes. »

« Certains des endroits où elles sont allées, il est probable qu’aucun être humain ne s’y soit jamais rendu auparavant. »

‘This Mountain Life’ explore aussi l’histoire de ceux qui ont choisi de vivre ‘sans connexion au réseau’ dans les contrées sauvages de Colombie-Britannique au Canada.

« Ils vivent dans des endroits que la plupart des gens trouveraient inhospitaliers, mais y trouvent un certain réconfort, et c’est là le lien que nous avons tous fini par ressentir, même si nous étions là pour des raisons différentes » précise Grant.

Bien que les films de Grant soient connus pour leurs prises de vue splendides, ‘This Mountain Life’, c’est bien plus que des paysages magnifiques – bien qu’ils y soient nombreux aussi.

Il nous explique que le film fut ‘vraiment inconfortable’ à réaliser, mais que deux messages importants virent le jour vers la fin du processus de tournage.

« Le premier a trait au fait de respecter les endroits que nous n’avons pas l’habitude de voir – ils existent, mais personne ne s’y rend. »

« Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’ont pas besoin qu’on en prenne soin. »

Lorsqu’on lui demande quel est le plus grand défi qu’il ait rencontré, il répond : « Pour certaines sections du tournage comportant la mère et la fille, je n’étais pas sûr de pouvoir continuer, mais nous avons persévéré. »

« Quelle que soit la limite personnelle que vous pensez être la vôtre, ce n’est probablement pas votre limite – et vous pouvez la dépasser. »

« Le fait de persévérer avec ces sections difficiles fit que je me sentis tellement bien lorsqu’elles étaient derrière moi. »

Le prochain projet de Grant sera tout aussi plein de défis car il suivra le travail d’une équipe de bénévoles de recherche et sauvetage en montagne.

En tant que skieur de fond lui-même, il nous explique que ce projet a déjà fait apparaître de dures réalités concernant les risques d’avalanches et les dangers de la neige.

Nous nous réjouissons de suivre Grant dans sa prochaine aventure.

La présence de Grant Baldwin au Festival de films sur l’environnement à Melbourne, Australie est soutenue par le Haut-commissariat du Canada en Australie.

Des billets pour la projection de ‘This Mountain Life’ sont disponibles en visitant le site internet du Festival de films sur l’environnement..