Dreams coming to life: The Bluebird Mechanicals

As Anton Chekhov writes in his play, The Seagull, “we should show life neither as it is, nor as it should be, but as we see it in our dreams.”

And that is what Canadian-Australian poet and performance maker Talya Rubin has done.

Drawing upon her potent dream of skyscrapers, fiery zeppelins and museum dioramas led Rubin to develop of the solo work The Bluebird Mechanicals which will be on display at the Brisbane Festival in September 2019.

“It came originally out of a dream that I had…I woke up very taken by this dream in that it was extremely powerful, and the images wouldn’t leave me alone”.

As she began to unpack and dissect the meaning of her dream, she found parallels with Anton Chekhov’s play, The Seagull and the crash of the Hindenburg among other things.

Likening her work to a “wunderkammer” or a cabinet of curiosities from the 17th century, she said that the eclecticism of these distinct elements kept leading her to one core theme: climate change.

“At its heart, one of the key themes was really about climate change and being on the cusp of disaster” she said.

While Rubin’s “wunderkammer” takes the form of a natural history museum diorama on stage, Rubin uses immersive visual and sound design as well as the puppetry for which she is known to show how our climate is “hurtling towards disaster” similar to the Hindenburg in 1936.

Rubin’s approach shows climate change in a new light and explores our emotional connection to climate change rather than “hitting people over the head” with the message.

“I feel like that if we’re not able to feel the reality of the situation we’re in, if we cannot be in touch with our own grief, or our own emotions, or our own feeling of connection to this reality, then these things happen almost without us.”

While she has enjoyed making a work that has an emotional effect on audiences, she wants her audience leave “in some way transformed by what they saw”.

“Instead of it being sort of a semantic of climate change and, ‘Oh look how bad it is’, it’s kind of becomes a more human struggle and it becomes a quite human story.”

The Bluebird Mechanicals will be at the Theatre Republic at The Brisbane Festival from 17th to 21st September 2019. Tickets available here.

Image Credit: Samuel James

Des rêves devenus réalité : Le spectacle The Bluebird Mechanical

Pour citer Anton Chekov dans sa pièce, La Mouette : “On ne devrait montrer la vie ni comme elle est, ni comme elle devrait être, mais comme on la voit dans nos rêves.”

Et c’est ce que la poétesse et organisatrice de spectacle australo-canadienne Talya Rubin a fait.

Exploitant son rêve de gratte-ciels, de zeppelins en feu et de dioramas de musées, Rubin s’est mise à développer une œuvre en solo intitulée The Bluebird Mechanicals et exposée au Festival de Brisbane en septembre 2019.

“Au départ tout a émergé d’un rêve que j’ai fait… Je me suis réveillée bouleversée par ce rêve extrêmement fort et les images ne voulaient plus me quitter.”

Et tandis qu’elle déballait et décortiquait la signification de ce rêve, elle y a trouvé des parallèles avec la pièce de Anton Chekov, La Mouette, et l’accident du dirigeable Hindenburg entre autres.

Comparant son œuvre à un “wunderkammer” ou un cabinet de curiosités du 17e siècle, elle déclare que l’éclectisme de ces éléments distincts l’a conduit vers un seul thème central : le changement climatique.

“Au centre même, dit-elle, l’un des thèmes clés était vraiment le changement climatique et le fait qu’on soit au bord de la catastrophe.”

Et alors que la “wunderkammer” de Rubin prend la forme d’un diorama de musée d’histoire naturelle, elle associe des éléments visuels et sonores en immersion aux marionnettes qui l’ont rendue célèbre pour montrer comment notre climat “se dirige vers la catastrophe ” tout comme le Hindenburg en 1936.

Plutôt que de “matraquer les gens sur la tête” avec un message, l’approche de Rubin présente le changement climatique sous un nouveau jour et explore notre connexion émotionnelle avec celui-ci.

“Il me semble que si nous ne ressentons pas la réalité de la situation, si nous ne pouvons entrer en connexion avec notre douleur, nos propres émotions, notre propre sentiment de connexion avec une telle réalité, alors ces évènements se passent de nous.”

Bien qu’elle ait pris plaisir à produire une œuvre capable d’un effet émotionnel sur le public, elle souhaite que ce public reparte “en quelque sorte transformé par ce qu’il a vu.”

“Au lieu d’être une sorte de sémantique sur le changement climatique qui fait penser : ‘Oh c’est vraiment horrible ’, c’est devenu un peu plus un combat de l’humain et une histoire humaine.”

Les mécaniques de l’oiseau bleu, un spectacle présenté au Théâtre Républic, lors du Festival de Brisbane du 17 au 21 septembre 2019. Suivez ce lien.

Photographie : Samuel James